![]() |
| Accueil | Contact | Préparer mon séjour | Choisir mes activités | Découvrir Castries | Partenaires | Plan | |
Sentier d’interprétation de Bannière : à la découverte de la nature et des sentiers traditionnels.
(CASTRIES) Distance : 5 kms Temps : 2h Difficulté : facile
Vous comprendrez la géologie du canton, les fleurs de la garrigue et découvrirez les ruines de Bannières.
De la cadoule aux ruines de Bannières.
Départ : après la caserne des pompiers, franchissez le pont de Bannières et garez votre véhicule. Marchez sur 200 m sur la petite route, prenez le chemin à droite et rejoignez en contrebas la rivière "la Cadoule".
La zone que vous allez traverser est appelée la "joncasse", ce qui signifie en occitan "zone de marais où pousse les joncs". Il y avait donc des marais à cet endroit, mais ceux-ci sont aujourd’hui, la plupart du temps, à sec. La présence de ces marais révèle la nature variée des roches que l’érosion a travaillé de façon différente.
Vous pourrez observer tout au long du sentier des zones sensiblement surélevées où les calcaires, plus résistants à l’érosion, affleurent. L’érosion a aplani des zones légerement en contrebas constituées de marnes moins résistantes. C’est là que se situaient les marais.
Le méandre :
Le principal cours d’eau qui traverse ces anciens marais est la Cadoule. Elle forme ici un méandre. Il faut imaginer le secteur plat et de faible déclivité. A cause de la faible pente, le cours d’eau a tendance à méandrer. Depuis, le cours d’eau s’est encaissé et a creusé le terrain qu’il traverse. Comme vous pouvez le voir du côté convexe (à l’intérieur du méandre) il y a accumulation de sédiments charriés par le cours d’eau formant une pente douce. Là où affleure la roche, vous pouvez observer une superposition de couches inclinées. Cette inclinaison révèle la proximité du pli de Montpellier. Ce pli est un maillon de la chaîne de montagne dite "pyrénéo-provencale".
Cette formation est due au rapprochement des plaques et se situe à environ -45 millions d’années. La formation de ce pli a exercé une pression sur les terrains environnants qui se sont également plissés à une échelle moins importante. Ce plissement a occasionné ici de multiples microfracturations de la roche. Le pli de Montpellier comme celui du secteur où nous nous trouvons a été aplani de la même façon que la majorité de la chaîne pyrénéo provençale dans notre région.
Ripisylve
La ripisylve est l’ensemble des espèces végétales présentes sur les berges d’un cours d’eau. Son rôle est très important. En latin ripa, signifie rive et sylva, forêt.
On y trouve des espèces végétales à feuillage caduc, qui ont besoin de beaucoup d’eau : frênes à feuilles étroites, peupliers blancs, saules blancs ... Leurs feuilles sont larges, souples et vert clair, très différentes du feuillage caractéristique des espèces de la garrigue. La ripisylve permet lors des crues de limiter l’érosion des berges. Son système racinaire très développé, draine l’eau vers les nappes phréatiques. Il retient les berges, filtre et épure l’eau, en absorbant une grande partie des nitrates et des phosphates qu’elle contient.
Revenez sur la route, prenez le chemin carrossable en face. Continuez. Vous vous arrêterez au niveau du ruisseau, parfois asséché.
L’inclinaison des couches de calcaire et leur micro fracturation sont observables ici à vos pieds comme tout au long du sentier. Cette micro fracturation, lorsqu’elle n’est pas protégée par un sol, rend le terrain plus sensible à l’action du gel. L’eau de pluie stockée dans les fissures se dilate lorsqu’elle gèle et fait éclater la roche.
Poursuivez tout droit puis au loin sur votre gauche.
L’olivier et l’hiver 1956
Le gel de l’hiver 1956 a fait éclater les oliviers. Aujourd’hui, ils se sont régénérés autour de larges souches mortes qui datent de cette époque. L’olivier, dont l’huile possède de nombreuses vertus médicinales, est emblématique du climat méditerranéen. La zone où sa culture est possible, a même été utilisée pour définir les limites de la région méditerranéenne.
Au croisement, prenez le chemin à droite et arrêtez-vous en haut de la petite butte
Le feu et la garrigue
Cet environnement de chênes kermès traduit la récurrence des incendies dans la garrigue. Pendant longtemps, les hommes l’ont utilisé pour ouvrir des espaces à l’agriculture et à l’élevage.
Beaucoup d’espèces végétales de la garrigue sont adaptées au feu, certaines en ont besoin pour se régénérer. Le chêne vert peut repousser après quelques incendies ; mais quand ils deviennent trop fréquents, il cesse de pousser et c’est le chêne Kermès, mieux adapté, qui lui succède. Il possède la faculté de drageonner. De nouvelles pousses aériennes naissent de ses racines très denses. Le Pin d’Alep possède des cônes qui, par l’action du feu, éclatent et permettent la dispersion de ses graines sur un sol déjà nettoyé par les flammes. Ses plantules se développeront rapidement grâce à la lumière disponible.
Le Pic St Loup et l’Hortus
Le Pic Saint Loup est contemporain du pli de Montpellier voisin ainsi que de celui sur lequel vous marchez. Il était avec lui l’un des maillons de la chaîne "pyrénéo-provençale". Mais le Pic Saint-Loup, contrairement au pli de Montpellier, a subsisté dans le paysage. Comme on pourrait l’imaginer, l’Hortus qui lui fait face ne lui est pas lié. Ces deux reliefs ne sont pas les extrémités d’un même pli qui aurait été érodé en son centre. L’Hortus est plus jeune de 20 millions d’années que le Pic Saint-Loup et illustre une autre forme d’érosion.
Continuez le chemin en redescendant
Là où se trouvaient les anciens marais, le sol existe, contrairement au reste des terrains calcaires environnants, où il est quasi inexistant. Vous pourrez l’observer à vos pieds sur cette portion du sentier qui descend dans un de ces anciens marais où la roche n’affleure pas et qui remonte sur une portion calcaire où la roche est à nue. C’est pourquoi ces terrains, quand ils sont exploités, sont utilisés notamment pour des cultures maraîchères.
Continuez toujours tout droit jusqu’à revenir à la route goudronnée puis tournez à gauche, à environ 100m vous découvrirez les ruines.
Prenez la deuxième entrée, longez les vignes, les ruines sont sur votre droite.
MISE EN GARDE
Les vignes et les ruines sont des propriétés privées
Défense de pénétrer dans les ruines
Danger important de chutes de pierre. Toute effraction sera de votre responsabilité
Vous arrivez par le chevet d’une chapelle construite à la fin du XIIè siècle. Elle faisait partie de la Commanderie des Templiers présente à Bannières à cette époque. Les Templiers étaient des moines-soldats qui possédaient de nombreux domaines sur l’ensemble du territoire. Les produits récoltés étaient envoyés aux moines partis combattre à Jérusalem. La chapelle servait aux moines et aux fidèles.
La porte que vous voyez relie directement la chapelle aux autres bâtiments monastiques (détruits aujourd’hui) car moines et fidèles ne devaient pas emprunter la même entrée. Des départs d’arcs sont visibles en haut des piliers qui longent les murs. Ce sont des ogives qui supportaient des voûtes. A cette époque, l’intérieur des églises était peint. Un bel exemple est visible à l’angle des deux murs.
Revenez sur vos pas en restant sur la route jusqu’au parking.Tout au long : des vignes...
La vigne
La vigne a façonné le paysage du canton.
Au XIXè siècle, elle a été une ressource économique importante jusqu’à ce que les crises de l’Oïdium en 1853, puis celle du Phyloxéra en 1863 bouleversent notre vignoble.
La fraude et la surproduction de vin issu de cépages productifs, mais de faible qualité, a entraîné, avec la crise de 1907, une réelle prise de conscience. Les viticulteurs se sont tournés vers une production assurant une grande qualité de vin, aujourd’hui reconnue. Le paysage est rythmé par les travaux de la vigne. En automne : le labour.En hiver : la taille. Au printemps et en été : le sulfatage et le désherbage des vignes. En septembre les vendanges achèvent l’année de labeur.
Muret de pierres sèches
Les cultivateurs épierraient leurs champs pour augmenter la surface exploitable et entassaient les pierres pour former des murs de délimitation (parfois des "clapas" ou des terrasses. L’ensemble de ce patrimoine est fragile et nécessiterait un entretien régulier.
Le mas viticole
C’est un domaine privé. Il appartient à une riche famille vigneronne ayant fait fortune dans l’exploitation viticole au XIXè siècle. Cette richesse acquise est montrée par une architecture imposante des bâtiments et surtout de la maison du maître.
S’ajoute à cette fonction ostentatoire, une fonction pratique pour l’édification des bâtiments d’exploitation. En effet, les propriétaires cherchent à doter leur exploitation des installations les mieux appropriées aux différents types de production. Le plus important dans la fabrication du vin est le cellier. Il est bâti sur deux niveaux : une large porte charretière au rez-de-chaussée pour abriter les opérations de vinification et pour conserver le vin, une porte haute à l’étage, utilisée pour desservir le fouloir installé au-dessus des cuves et des foudres. Les comportes de raisin sont hissées avec une poulie ou avec un treuil. Les autres bâtiments du mas peuvent être des logements pour les ouvriers ou les employés saisonniers, un garage, une remise, des écuries, une porcherie
Faire un commentaire (Forum) |
|
|
La Météo |
|
|
|
|
|
Site
officiel de l'Office de Tourisme de Castries (France) -
Mentions
légales |
Plan du site |
|
|
|
Site web réalisé par Ki Solutions - 2009 Site optimisé
pour une vision en 1024x768 pixels avec MSIE v.7 ou supérieure
|
|